vendredi 20 novembre 2015

RETRAITES COMPLEMENTAIRES: LA CFTC AGIT EN PARTENAIRE RESPONSABLE !

Alors que les partenaires sociaux ont entériné l’accord relatif aux retraites complémentaires, la CFTC souhaite faire un point sur sa position.

Aujourd’hui, nous comptons 1,3 cotisant pour un retraité et l’AGIRC devrait être en déficit en 2017, puis l’ARRCO en 2023. 

TELLE EST LA REALITE !

Pour la CFTC, l’inaction aurait conduit au mieux à une baisse de 11 % de toutes les pensions dès 2017 pour l’AGIRC et dès 2023 pour l’ARRCO, et au pire, à la disparition des régimes. La CFTC a donc pris toutes ses responsabilités en négociant cet accord.

Pour ce faire, la CFTC rappelle que l’accord prévoit un abattement de 10 % les trois premières années, qui pourra être levé pour une personne qui travaillera quatre trimestres supplémentaires. (Exemple : pour une retraite de 1300 euros, cela représente une contribution d’environ 39 euros). 
Pour rappel, en début de négociation, le taux d’abattement était de 40 % la première année, 32 % la deuxième et de 24 % la troisième année et qu’il fallait alors travailler 3 années supplémentaires pour lever l’intégralité de ces abattements.

D’autre part, le texte actuel permet de ne pas soumettre les petites pensions à ces abattements :  
- Les retraités exemptés de CSG (30 % des retraités dont 80 % sont des femmes) ne subiront aucun abattement sans avoir à travailler plus longtemps.
- Les retraités assujettis à une CSG à taux réduit verront leur abattement divisé par deux.

De même, la CFTC a réussi à pérenniser les pensions de réversion au taux actuel de 60 %, versées le plus souvent aux femmes, alors qu’elles étaient remises en cause dans le projet initial.

Contrairement aux détracteurs de l’accord, la CFTC a décidé de faire face à la réalité de la situation. Consciente des efforts demandés, elle a fait le choix de négocier au mieux pour limiter le taux de l’abattement et protéger les plus fragiles, tout en assurant la pérennité des régimes de retraites complémentaires.


Pascal Schlegel, DS d'Istres

dimanche 15 novembre 2015

ATTENTATS À PARIS : La CFTC consternée

Suite aux attentats à Paris, la CFTC est consternée. Comment peut-on atteindre un tel niveau d'ignominie ?



Solidaire et compatissante à l'égard des victimes et de leurs familles, la CFTC pense que seule l'unité dans la fraternité permettra à la nation de surmonter ce drame et d'aller de l'avant.

samedi 23 mai 2015

Les valeurs de la CFTC

Le respect de la dignité de chaque personne
C’est reconnaître la dimension sacrée de l’être humain. La valeur d’un salarié, actif ou non actif, ne dépend ni de sa condition, ni de son âge, ni de sa religion, ni de son sexe ni de son niveau hiérarchique dans l’entreprise : elle est absolue. Dans l’entreprise, cela se traduit par l’intérêt porté à tous (de l’apprenti au cadre supérieur), par la négociation, par le refus que les personnes soient traitées comme des objets, des marchandises ou des machines. Le respect de la dignité nous conduit à être acteur de la vie de l’entreprise et engendre des droits concrets et implique des devoirs.

Le Bien commun

Pour nous, à la CFTC, l’entreprise est d’abord une communauté de personnes avant d’être un outil économique. Dans cette perspective, la prise en compte du bien commun se traduit par l’intérêt que nous portons à tous, par la négociation et par le respect de la dignité de chacun. Chaque personne est à la fois un travailleur, un parent, un membre associatif, un consommateur, un citoyen, dont il s’agit de concilier les intérêts parfois divergents et de favoriser l’épanouissement. Au même titre que le respect de la personne, les ressources naturelles doivent être gérées de manière responsable, dans le respect des générations futures.

La subsidiarité

Le principe de subsidiarité, c’est donner leur pleine liberté d’action aux personnes et aux communautés de base ou corps intermédiaires. Les décisions sont ainsi prises par les personnes ou les groupes directement concernés et donc les plus à mêmes juger du bien-fondé de leurs décisions. La subsidiarité est donc le fondement de la décentralisation et du dialogue social dans les entreprises, établissements et les secteurs professionnels.

La fraternité

Nous avons l’exigence d’une justice pour tous avec priorité donnée à ceux qui ne pèsent pas lourd dans les rapports de force : les plus faibles et les plus démunis. Elle nous engage à construire la paix sociale, à renouer par des actions concrètes, les liens de solidarité. Elle favorise des comportements positifs : le dévouement, une démarche d’action constructive, le souci de vérité, la confiance, être ouvert et rassembleur…

Un syndicalisme d’inspiration sociale chrétienne

Cette inspiration n’impose pas de pratiques ou de convictions religieuses. Mais est guidée par les principes sociaux chrétiens, sur lesquels elle s’appuie pour constamment répondre aux enjeux économiques et sociaux. Elle est le fondement d’un monde plus juste et plus humain qui valorise la solidarité, la liberté, la responsabilité, la justice sociale, la participation démocratique, l’exigence d’un développement durable.  

« La CFTC se réclame et s’inspire des principes de la morale sociale chrétienne, en toute indépendance politique ou religieuse »


Article 1 des statuts de la CFTC